Création de sites internet vert : Le problème de l’hébergement
Tout le monde peut en convenir, l’écologie est aujourd’hui une priorité et l’état d’urgence est avéré. Face à cette problématique, les pouvoirs publics prennent des mesures, les citoyens agissent individuellement ; et de nombreuses entreprises s’engagent. De fait, le vert n’a jamais été autant à la mode puisqu’il est devenu un des leviers de communication les plus efficaces. La communication est d’ailleurs une des industries les plus actives en ce qui concerne la “green attitude” et on ne compte plus les agences qui tentent de jouer les lobbys pro-écologie. Pourtant, si toutes ces entreprises, et notamment celles du secteur de la communication, agissent en faveur de l’environnement il s’avère qu’un des pans les plus dynamiques de notre économie reste (relativement) de marbre face à cet enjeu : Internet. Parce que virtuel et immatériel le web a cru s’affranchir de son impact sur la planète… Oui mais voilà, un site Internet, de sa conception à sa mise en ligne ça pollue, et parfois énormément…Commençons par nous intéresser à l’hébergement.
L’hébergement est certainement un des facteurs les plus polluants du fonctionnement d’un site. Hélàs, il est très difficile de trouver des chiffres précis et les hébergeurs se gardent bien souvent de dévoiler la consommation moyenne de leurs serveurs. Toutefois, on peut trouver quelques éléments qui permettent de se faire une idée de l’impact de ces services sur la planète. Par exemple DEDIBOX, qui déclare «être résolument tourné vers l’environnement», évoque une consommation moyenne aux alentours de 40 Watts par serveur, soit 0,04 kWh. Selon l’Agence Internationale de l’Energie, en France, un kWh émet en moyenne 0,09 kg de CO2. Par conséquent, chaque serveur va émettre 3,6g de CO2 par heure de fonctionnement. Si on considère qu’un serveur fonctionne 24h/24h, 7j/7J, 365 jours par an, il va alors rejeter 86,4g de CO2 par jour, soit 31,5 kg par an ! Imaginons maintenant une salle blanche de plusieurs milliers de mètres carrés, hébergeant des centaines de baies de plusieurs dizaines de serveurs chacunes qu’il faut refroidir en permanence et réalisons le désastre pour la planète… DEDIBOX est pourtant un hébergeur plutôt exemplaire en la matière et sur la page «Respect de l’environnement» de leur site, on apprend que leurs serveurs consommeraient en moyenne cinq fois moins d’énergie qu’un serveur standard!
Toutefois face aux hébergeurs traditionnels, il existe aujourd’hui des solutions qui permettent de réduire l’impact de son site sur la planète. Chez 53mondays, nous avons choisi de travailler avec la société suisse Infomaniak qui s’engage de manière considérable en faveur de l’environnement. En effet, ce prestataire utilise exclusivement des énergies d’origine 100% hydraulique pour l’alimentation de ses Datacenters et de ses bureaux et respecte une charte écologique pour son fonctionnement quotidien. Cependant, on peut aussi citer d’autres hébergeurs comme Green Hosting, Solar Host, Aiso ou encore Ethical Host qui utilisent les énergies éoliennes ou solaires pour faire fonctionner leurs serveurs.
Au delà de l’effort que font presque tous les hébergeurs pour optimiser leur consommation d’énergie, il existe donc des solutions encore plus efficaces exploitant les énergies alternatives. Espérons que de telles pratiques se généralisent tout comme d’autres qui dépassent le simple champ de l’hébergement et que nous évoquerons dans de prochains articles.
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- Les règles essentielles d’une Agence Web écologique
- Mettre en place une collaboration Agence Web/ Annonceur «verte»
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